{"id":79,"date":"2020-01-30T18:49:26","date_gmt":"2020-01-30T16:49:26","guid":{"rendered":"http:\/\/pierre1.marlange.net\/?page_id=79"},"modified":"2021-07-20T10:43:24","modified_gmt":"2021-07-20T08:43:24","slug":"8-les-etymons-de-la-racine-chamito-semito-indo-europeenne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/8-les-etymons-de-la-racine-chamito-semito-indo-europeenne\/","title":{"rendered":"8. Les \u00e9tymons de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Les ouvrages publi\u00e9s en 2014 (\u00ab\u00a0La racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb) et en 2015 (\u00ab\u00a0La pr\u00e9fixation en \u00ab\u00a0s-\u00a0\u00bb de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb) montrent que les lexiques de plusieurs langues des familles linguistiques chamito-s\u00e9mitique et indo-europ\u00e9enne (i.-e.) ont \u00e9t\u00e9, en d\u00e9pit de leur diversit\u00e9, construits selon une m\u00e9thode unique : l&rsquo;assemblage d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments biconsonantiques (\u00ab\u00a0\u00e9tymons\u00a0\u00bb), associant toute consonne \u00e0 la consonne occlusive glottale (\u00ab\u00a0coup de glotte\u00a0\u00bb), not\u00e9e \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb en \u00e9gyptien hi\u00e9roglyphique (\u00e9.-h.), et repr\u00e9sent\u00e9e par un \u00ab\u00a0vautour\u00a0\u00bb. Ce phon\u00e8me \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb se transpose quasiment comme la voyelle qu&rsquo;il porte (avec ou sans am\u00e9nagement), aussi bien en s\u00e9mitique (voyelle longue ou br\u00e8ve) qu&rsquo;en i.-e. (voyelle toujours br\u00e8ve).<\/p>\n\n\n\n<p>La racine triconsonantique s\u00e9mitique (trois \u00e9tymons), et la grande majorit\u00e9 des racines i.-e. (deux \u00e9tymons avec affixes ou \u00e9largissements) sont donc construites comme la plus grande partie des radicaux \u00e9.-h. (deux ou trois \u00e9tymons). Les consonnes \u00e9.-h. (apparues tr\u00e8s t\u00f4t, et dont l&rsquo;origine reste inconnue) pourraient reprendre des phon\u00e8mes tr\u00e8s ant\u00e9rieurs, initialement dot\u00e9s d&rsquo;une signification propre (motivation phon\u00e9mique), en raison des facult\u00e9s d&rsquo;inversion des \u00e9tymons et de leur interversion dans les radicaux, sans changement de sens (\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb est le seul phon\u00e8me de double sens : \u00ab\u00a0\u00f4ter, d\u00e9chirer\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0tenir\u00a0\u00bb). Ces phon\u00e8mes signifiants d\u00e9finissent un syst\u00e8me de \u00ab\u00a0codification\u00a0\u00bb adapt\u00e9 aux groupements primitifs errants : certains phon\u00e8mes vois\u00e9s (mettant en jeu les vibrations des cordes vocales) \u00e9voquent une allure de d\u00e9placement plus lourde (et donc plus lente) que les non vois\u00e9s. \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb et les 23 autres phon\u00e8mes cr\u00e9ent 46 \u00e9tymons morphologiques (d&rsquo;o\u00f9 les nombreux radicaux homophones \u00e9.-h.), op\u00e9rant sur 18 \u00ab\u00a0secteurs s\u00e9mantiques\u00a0\u00bb (selon les deux sens de \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb), ce qui produit 828 \u00e9tymons s\u00e9mantiques th\u00e9oriques.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;occlusive glottale \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb correspond aux deux fricatives glottales (vois\u00e9e \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb et non vois\u00e9e \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb), et, en t\u00eate d&rsquo;\u00e9tymon, g\u00e9n\u00e8re (ou non) &#8211; outre la voyelle qu&rsquo;elle porte &#8211; l&rsquo;esprit rude grec (aspiration al\u00e9atoire) ou la hamza arabe. La double expression de l&rsquo;aspiration al\u00e9atoire grecque (type \u00ab\u00a0g\u00a0\u00bb ou type \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb) indique que \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb est corr\u00e9l\u00e9e avec \u00ab\u00a0g\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb (ainsi que d&rsquo;autres consonnes vois\u00e9es). L&rsquo;analyse linguistique actuelle i.-e. expliquant certains radicaux par la pr\u00e9sence d&rsquo;une \u00ab\u00a0labiov\u00e9laire\u00a0\u00bb de type *gw, il est possible de les reconstruire par des \u00e9tymons dont la consonne (autre que \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb) est \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb, se r\u00e9alisant comme toute consonne vois\u00e9e qui lui est corr\u00e9l\u00e9e (labiale ou v\u00e9laire) : le sens de ces \u00e9tymons se pr\u00e9cise en fonction de la charge s\u00e9mantique de la consonne vois\u00e9e concern\u00e9e (allure lente). En s\u00e9mitique, les fr\u00e9quentes alternances \u00e9galement constat\u00e9es entre \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb et plusieurs consonnes vois\u00e9es accr\u00e9ditent une corr\u00e9lation similaire. Sym\u00e9triquement, \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb est corr\u00e9l\u00e9e avec d&rsquo;autres consonnes non vois\u00e9es (labiales ou v\u00e9laires). L&rsquo;analyse actuelle i.-e. expliquant d&rsquo;autres radicaux par une autre \u00ab\u00a0labiov\u00e9laire\u00a0\u00bb de type *kw, il est possible de les reconstruire par des \u00e9tymons dont la consonne est \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb, se r\u00e9alisant comme toute consonne qui lui est corr\u00e9l\u00e9e (de m\u00eame en s\u00e9mitique, o\u00f9 existe une corr\u00e9lation similaire).<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;est pas indiff\u00e9rent d&rsquo;utiliser \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb (et les consonnes vois\u00e9es qui lui correspondent, en \u00e9voquant des allures lentes), ou \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb (et les consonnes non vois\u00e9es qui lui sont corr\u00e9l\u00e9es, en repr\u00e9sentant des allures rapides) : en effet, la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne garde encore, non seulement la trace de l&rsquo;assemblage des \u00e9tymons, mais aussi l&#8217;empreinte de la \u00ab\u00a0codification\u00a0\u00bb phon\u00e9tique originelle. Les \u00ab\u00a0signaux vocaux\u00a0\u00bb obligent \u00e0 reconsid\u00e9rer le postulat saussurien de l&rsquo;arbitraire du signe, qui n&rsquo;appara\u00eet juste qu&rsquo;en premi\u00e8re approximation : la motivation phon\u00e9mique r\u00e9duit ainsi la libert\u00e9 d&rsquo;utiliser n&rsquo;importe quel son pour un signifiant.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les deux familles linguistiques chamito-s\u00e9mitique et indo-europ\u00e9enne, la cr\u00e9ation lexicale appara\u00eet donc comme issue des m\u00eames principes originels, m\u00eame si la grande diversit\u00e9 des moyens de leur mise en oeuvre a finalement produit leurs lexiques tout-\u00e0-fait diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite du document est t\u00e9l\u00e9chargeable ci-dessous en pi\u00e8ce jointe.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LERCSIE-PDF.pdf\">LERCSIE-PDF<\/a><a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LERCSIE-PDF.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les ouvrages publi\u00e9s en 2014 (\u00ab\u00a0La racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb) et en 2015 (\u00ab\u00a0La pr\u00e9fixation en \u00ab\u00a0s-\u00a0\u00bb de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb) montrent que les lexiques de plusieurs langues des familles linguistiques chamito-s\u00e9mitique et indo-europ\u00e9enne (i.-e.) ont \u00e9t\u00e9, en d\u00e9pit de leur diversit\u00e9, construits selon une m\u00e9thode unique : l&rsquo;assemblage d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments biconsonantiques (\u00ab\u00a0\u00e9tymons\u00a0\u00bb), associant toute consonne \u00e0 la &hellip; <a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/8-les-etymons-de-la-racine-chamito-semito-indo-europeenne\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">8. 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