{"id":75,"date":"2020-01-30T18:45:26","date_gmt":"2020-01-30T16:45:26","guid":{"rendered":"http:\/\/pierre1.marlange.net\/?page_id=75"},"modified":"2021-07-20T10:42:44","modified_gmt":"2021-07-20T08:42:44","slug":"7-la-prefixation-en-s-de-la-racine-chamito-semito-indo-europeenne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/7-la-prefixation-en-s-de-la-racine-chamito-semito-indo-europeenne\/","title":{"rendered":"7. La pr\u00e9fixation en \u00ab\u00a0s-\u00a0\u00bb de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">\u00ab\u00a0La racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb, publi\u00e9 en mars 2014, expose le mode de construction unique de la totalit\u00e9 des termes lexicaux des cinq langues \u00e9tudi\u00e9es, en d\u00e9pit des tr\u00e8s grandes diff\u00e9rences lexicales et phon\u00e9tiques de ces langues : famille chamito-s\u00e9mitique (\u00e9gyptien hi\u00e9roglyphique (\u00e9.-h.), h\u00e9breu, arabe), et famille indo-europ\u00e9enne (i.-e.) (latin, grec). Le syst\u00e8me de construction repose sur l&rsquo;existence originelle d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments binaires (\u00ab\u00a0\u00e9tymons\u00a0\u00bb), associant toute consonne (initialement dot\u00e9e d&rsquo;un contenu s\u00e9mantique propre, par \u00ab\u00a0motivation phon\u00e9mique\u00a0\u00bb), \u00e0 la consonne occlusive glottale not\u00e9e \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb (correspondant au \u00ab\u00a0alef\u00a0\u00bb chamito- s\u00e9mitique, seul phon\u00e8me de double sens). Tout \u00e9tymon (ou son inverse, de m\u00eame sens en raison de la motivation phon\u00e9mique) peut cr\u00e9er, seul, un grand nombre de mots, ou \u00eatre assembl\u00e9 avec d&rsquo;autres \u00e9tymons (mais de sens connexe ou synonyme), pour constituer un radical, reprenant le sens de ses \u00e9tymons constitutifs, tout en am\u00e9liorant la diff\u00e9renciation lexicale : ainsi, la racine triconsonantique s\u00e9mitique est une \u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb d&rsquo;assemblage de trois \u00e9tymons avec des exceptions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans toutes ces langues, on constate qu&rsquo;un radical peut parfois s&rsquo;enrichir d&rsquo;un pr\u00e9fixe \u00ab\u00a0s-\u00ab\u00a0, nomm\u00e9 \u00ab\u00a0s- mobile\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0\u03c3- initial\u00a0\u00bb en i.-e., o\u00f9 il reste de nature inconnue. Benveniste \u00e9crit d&rsquo;ailleurs en 1935 (\u00ab\u00a0Origines de la formation des noms en indo-europ\u00e9en\u00a0\u00bb), \u00e0 propos des racines de sch\u00e8me apparemment quadrilit\u00e8re \u00e0 \u00ab\u00a0s + consonne\u00a0\u00bb, mais o\u00f9 la sifflante est instable : \u00ab\u00a0il semble donc assur\u00e9 que, dans les cas o\u00f9 une analyse pr\u00e9cise est possible, le flottement de la sifflante initiale marque que celle-ci n&rsquo;appartient pas \u00e0 la racine. On ne saurait dire encore \u00e0 quelle fonction r\u00e9pond la pr\u00e9fixation de s- : renforcement ? diff\u00e9renciation de racines homophones ? pr\u00e9fixation v\u00e9ritable ? En tout cas, le fait que s- ne fait pas partie int\u00e9grante de la racine dissipe l&rsquo;apparence de nombreux quadrilit\u00e8res, qui repr\u00e9sentent des racines trilit\u00e8res pr\u00e9fix\u00e9es par s-\u00ab\u00a0. Or, l&rsquo;\u00e9.-h. attestant l&rsquo;existence d&rsquo;un pr\u00e9fixe \u00ab\u00a0s-\u00a0\u00bb de nature causative, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de v\u00e9rifier cette situation sur la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne, en faisant appel \u00e0 ses principes pour tenter de d\u00e9terminer la structure et le fonctionnement de ce pr\u00e9fixe.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e9tymon peut normalement op\u00e9rer sur jusqu&rsquo;\u00e0 18 \u00ab\u00a0secteurs s\u00e9mantiques\u00a0\u00bb diff\u00e9rents, selon le sens de \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb, et la causalit\u00e9 s&rsquo;exprime g\u00e9n\u00e9ralement sur les deux secteurs \u00ab\u00a0aller, courir\u00a0\u00bb (motif, impulsion) et \u00ab\u00a0prendre, atteindre\u00a0\u00bb (finalit\u00e9, objectif), d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;\u00e9tymologie de Gr. \u03b1\u03b9\u03c4\u03b9\u03b1 et Lat. causa \u00ab\u00a0cause\u00a0\u00bb. Mais la motivation phon\u00e9mique originelle, adapt\u00e9e au d\u00e9placement des premiers locuteurs en continuelle migration, indique que le phon\u00e8me \u00ab\u00a0s\u00a0\u00bb (fricative alv\u00e9olaire non vois\u00e9e) traduit une allure de d\u00e9placement plus rapide que la dentale double \u00ab\u00a0t\u00a0\u00bb (devenant \u00ab\u00a0t\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0\u03b8\u00a0\u00bb, phon\u00e8mes non vois\u00e9s), elle-m\u00eame plus v\u00e9loce que l&rsquo;autre dentale double \u00ab\u00a0d\u00a0\u00bb (devenant \u00ab\u00a0d\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u03b4\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0z\u00a0\u00bb, phon\u00e8mes vois\u00e9s): tout comme les labiales (\u00ab\u00a0f\u00a0\u00bb non vois\u00e9, devant \u00ab\u00a0p\u00a0\u00bb (id) puis \u00ab\u00a0b\u00a0\u00bb vois\u00e9), les v\u00e9laires-uvulaires (\u00ab\u00a0k\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0x\u00a0\u00bb non vois\u00e9s, devant \u00ab\u00a0q\u00a0\u00bb (id) puis \u00ab\u00a0g\u00a0\u00bb vois\u00e9), ou les pharyngales- glottales (pharyngale \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb non vois\u00e9e, devant pharyngale \u00ab\u00a0ayin\u00a0\u00bb vois\u00e9e puis glottale \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb vois\u00e9e). L&rsquo;\u00e9tymon \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0s3\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a03s\u00a0\u00bb) peut alors devenir \u00ab\u00a0causatif\u00a0\u00bb sur le secteur \u00ab\u00a0aller, courir\u00a0\u00bb, en raison du choix de \u00ab\u00a0s\u00a0\u00bb, impliquant une grande rapidit\u00e9 de r\u00e9action entre cause et action produite.<\/p>\n\n\n\n<p>Le document pr\u00e9sente de nombreux exemples de termes causatifs construits avec \u00ab\u00a0s3\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a03s\u00a0\u00bb). Le s\u00e9mitique apporte une contribution essentielle pour l&rsquo;\u00e9tude de la vocalisation de l&rsquo;\u00e9tymon : en effet, l&rsquo;occlusive glottale \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb se transpose g\u00e9n\u00e9ralement en la voyelle de tout timbre qu&rsquo;elle porte, mais peut s&rsquo;amu\u00efr totalement (schwa silencieux h\u00e9breu, ou soukoun arabe). Il en est de m\u00eame en i.-e. (cf. Lat. scribo \/ Gr. \u03b3\u03c1\u03b1\u03c6\u03c9), et, lorsque le premier \u00e9tymon du radical commence par \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb, la pr\u00e9fixation en \u00ab\u00a0s3\u00a0\u00bb g\u00e9n\u00e8re une \u00ab\u00a0suite 3-3\u00a0\u00bb, se traitant de la m\u00eame mani\u00e8re qu&rsquo;une d\u00e9sinence grammaticale (cf. \u00ab\u00a0D\u00e9sinences grammaticales. Th\u00e9orie des laryngales et th\u00e9orie de la racine\u00a0\u00bb), ou qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du radical (cf. \u00ab\u00a0La racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb), avec formation de voyelle longue, diphtongue, infixe nasal, g\u00e9min\u00e9e, ou abr\u00e9gement vocalique.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite du document est t\u00e9l\u00e9chargeable ci-dessous en pi\u00e8ce jointe.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LIBPREF-S-PDF.pdf\">LIBPREF-S-PDF<\/a><a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LIBPREF-S-PDF.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb, publi\u00e9 en mars 2014, expose le mode de construction unique de la totalit\u00e9 des termes lexicaux des cinq langues \u00e9tudi\u00e9es, en d\u00e9pit des tr\u00e8s grandes diff\u00e9rences lexicales et phon\u00e9tiques de ces langues : famille chamito-s\u00e9mitique (\u00e9gyptien hi\u00e9roglyphique (\u00e9.-h.), h\u00e9breu, arabe), et famille indo-europ\u00e9enne (i.-e.) 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