{"id":30,"date":"2011-03-01T18:01:47","date_gmt":"2011-03-01T16:01:47","guid":{"rendered":"http:\/\/pierre1.marlange.net\/?page_id=30"},"modified":"2026-02-26T15:44:55","modified_gmt":"2026-02-26T14:44:55","slug":"accueil-dictionnaire-de-la-creation-lexicale","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/","title":{"rendered":"Accueil &#8211; Dictionnaire de la cr\u00e9ation lexicale"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">L\u2019\u00e9poque historique a fait conna\u00eetre le lexique de nombreuses langues. Les termes lexicaux sont innombrables, mais certains ont parfois la m\u00eame origine, sous diff\u00e9rentes formes, dans plusieurs langues.&nbsp;L&rsquo;analyse des dictionnaires \u00e9tymologiques se termine&nbsp;souvent&nbsp;par \u00ab\u00a0origine inconnue\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0onomatop\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0terme de substrat\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e9tymologie populaire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e9tymologie obscure\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0emprunt\u00a0\u00bb&#8230; Une racine reconstruite peut \u00eatre propos\u00e9e pour assurer son adaptation au syst\u00e8me phon\u00e9tique de chaque langue, et la coh\u00e9rence s\u00e9mantique des diverses versions attest\u00e9es, mais on ignore toujours&nbsp;pour quelles raisons les phon\u00e8mes qui la composent lui ont donn\u00e9 son sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Le postulat saussurien de l&rsquo; \u00ab\u00a0arbitraire du signe\u00a0\u00bb souligne la difficult\u00e9 : le&nbsp;\u00ab\u00a0signe&nbsp;linguistique\u00a0\u00bb, qui unit \u00ab\u00a0<em>non pas un nom et une chose, mais un concept (\u00ab\u00a0signifi\u00e9\u00a0\u00bb) et une image acoustique (\u00ab\u00a0signifiant\u00a0\u00bb)\u00a0\u00bb,<\/em>&nbsp;est arbitraire, car le signifiant \u00ab\u00a0<em>est immotiv\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire arbitraire par rapport au signifi\u00e9, avec lequel il n\u2019a aucune attache naturelle dans la r\u00e9alit\u00e9<\/em>\u00ab\u00a0. Et,&nbsp;selon Saussure, \u00ab\u00a0<em>la&nbsp;question de l\u2019origine du langage n\u2019existe m\u00eame pas. Ce serait \u00e9tudier o\u00f9 commence le Rh\u00f4ne, localement et temporellement. Question absolument pu\u00e9rile\u00a0\u00bb<\/em>&nbsp;: il serait donc&nbsp;tr\u00e8s&nbsp;difficile&nbsp;de remonter tr\u00e8s haut vers cette origine.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille des langues indo-europ\u00e9ennes (i.-e.) s&rsquo;identifie par certaines caract\u00e9ristiques grammaticales et phon\u00e9tiques, mais aussi un important vocabulaire d&rsquo;origine commune, comme le nom des nombres. Or, malgr\u00e9 toutes les recherches, les nombres&nbsp;ont&nbsp;toujours&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab\u00a0immotiv\u00e9s\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire ne se rattachant \u00e0 aucune racine intelligible.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille chamito-s\u00e9mitique (ou afro-asiatique) regroupe plusieurs rameaux, dont les langues chamitiques (ainsi l&rsquo;\u00e9gyptien hi\u00e9roglyphique) et s\u00e9mitiques (dont l&rsquo;h\u00e9breu et l&rsquo;arabe). Mais, si le s\u00e9mitique montre un certain lexique commun (dont les nombres), l&rsquo;ensemble de la famille ne pr\u00e9sente toutefois que quelques dizaines de racines&nbsp;reconnues communes, sans&nbsp;les nombres,&nbsp;toujours \u00ab\u00a0immotiv\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, la r\u00e9sistance des termes lexicaux est frappante, et l\u2019enseignement des mots de la \u00ab\u00a0langue maternelle\u00a0\u00bb commence bien avant celui de la grammaire. Les mots peuvent donc provenir d\u2019un tr\u00e8s lointain pass\u00e9, bien ant\u00e9rieur aux premi\u00e8res sources \u00e9crites, qui sont n\u00e9cessaires pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019agencement des mots (grammaire), et moins pour celle des mots eux-m\u00eames. Ainsi, le croisement de la linguistique avec d&rsquo;autres disciplines (mythologie, rituels religieux, calendriers antiques), a conduit \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se que, en i.-e., le nom des nombres de 1 \u00e0 5, puis de 6 \u00e0 10, pourrait symboliser les cinq \u00e9tapes d&rsquo;un mythe originel pr\u00e9historique, \u00e9voquant&nbsp;un&nbsp;cycle&nbsp;de base 5,&nbsp;de la s\u00e8ve dans la v\u00e9g\u00e9tation&nbsp;:&nbsp;de sa disparition apparente&nbsp;(\u00ab\u00a01\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a06\u00a0\u00bb) \u00e0 la cueillette des fruits ardemment d\u00e9sir\u00e9s, depuis l&rsquo;\u00e9poque recul\u00e9e des chasseurs-cueilleurs&nbsp;(\u00ab\u00a05\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a010\u00a0\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1998, ce mythe a \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9 en \u00e9gyptien hi\u00e9roglyphique (\u00e9.-h.), dont l&rsquo;\u00e9tude a montr\u00e9 son existence, donc tr\u00e8s ancienne, et confirm\u00e9e par la publication, en 2003, d&rsquo;une peinture rupestre du Tassili alg\u00e9rien. Ses cinq \u00e9pisodes, rest\u00e9s alors \u00e9nigmatiques, repr\u00e9sentent une jeune fille, en relation avec des r\u00e9cipients, et dont la t\u00eate est toujours surmont\u00e9e de quatre petits points :&nbsp;en effet,&nbsp;le 4<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;\u00e9pisode (figurant un&nbsp;accouchement) accr\u00e9dite la 4<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;\u00e9tape du cycle&nbsp;envisag\u00e9&nbsp;(m\u00e9taphore de la naissance &#8211; croissance des fruits),&nbsp;apr\u00e8s le&nbsp;3<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;\u00e9pisode (sc\u00e8ne de copulation, m\u00e9taphore de la f\u00e9condation des fruits), et&nbsp;avant le 5<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;\u00e9pisode&nbsp;(tentative de rapt, m\u00e9taphore de la cueillette-rapt&nbsp;des fruits tant d\u00e9sir\u00e9s, devenue moisson&nbsp;au N\u00e9olithique).<\/p>\n\n\n\n<p>Les principes de construction du lexique \u00e9.-h. ont \u00e9t\u00e9 progressivement mis en \u00e9vidence, selon trois stades de complexit\u00e9 croissante :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>le phon\u00e8me not\u00e9 \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb en \u00e9.-h. (consonne double&nbsp;\u1d53, alef s\u00e9mitique, occlusive glottale ou \u00ab\u00a0coup de glotte\u00a0\u00bb), et figur\u00e9 par un \u00ab\u00a0vautour\u00a0\u00bb (signe G1&nbsp;de la liste&nbsp;Gardiner&nbsp;des signes \u00e9.-h.),&nbsp;est dot\u00e9 d\u2019un double sens (\u00ab\u00a0\u00f4ter, d\u00e9chirer\u00a0\u00bb,&nbsp;et&nbsp;\u00ab\u00a0tenir\u00a0\u00bb, caract\u00e9risant bien le rapace d\u00e9peceur), et peut cr\u00e9er, seul, quelques termes lexicaux (avec suffixes&nbsp;appropri\u00e9s)<\/li>\n\n\n\n<li>ce phon\u00e8me g\u00e9n\u00e8re, avec chacune des 23 autres consonnes \u00e9.-h., dot\u00e9es elles-m\u00eames&nbsp;d\u2019une signification propre (par \u00ab\u00a0motivation phon\u00e9mique\u00a0\u00bb originelle), 46 \u00ab\u00a0\u00e9tymons\u00a0\u00bb morphologiques, op\u00e9rant sur 18 \u00ab\u00a0secteurs s\u00e9mantiques\u00a0\u00bb&nbsp;(selon le sens de \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb et de fr\u00e9quentes m\u00e9taphores),&nbsp;soit 828 \u00e9tymons s\u00e9mantiques th\u00e9oriques, capables de&nbsp;produire, par images,&nbsp;la totalit\u00e9 du lexique, pourtant&nbsp;tr\u00e8s&nbsp;riche et&nbsp;diversifi\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>en effet,&nbsp;les radicaux (en&nbsp;g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;de deux ou trois consonnes,&nbsp;et&nbsp;\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb&nbsp;souvent implicite)&nbsp;sont&nbsp;construits&nbsp;par assemblage de deux ou trois \u00e9tymons, quasi-synonymes ou de sens connexe : tout radical exprime&nbsp;donc&nbsp;une sorte de pl\u00e9onasme&nbsp;dont la morphologie sp\u00e9cifique pr\u00e9cise le lexique. Du fait de la motivation phon\u00e9mique, les \u00e9tymons&nbsp;signifiants&nbsp;peuvent s&rsquo;inverser en gardant le m\u00eame sens, et s&rsquo;intervertir dans les radicaux.<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>Les consonnes \u00e9.-h. (d\u2019env.&nbsp;5 000 ans, et d&rsquo;origine inconnue) pourraient d\u00e9river de phon\u00e8mes signifiants tr\u00e8s ant\u00e9rieurs, pr\u00e9serv\u00e9s gr\u00e2ce au syst\u00e8me hi\u00e9roglyphique&nbsp;mill\u00e9naire, et&nbsp;d\u00e9terminant un syst\u00e8me de \u00ab\u00a0codification\u00a0\u00bb adapt\u00e9 aux groupements primitifs errants&nbsp;:&nbsp;les phon\u00e8mes vois\u00e9s (charg\u00e9s des harmoniques d\u00fbs aux&nbsp;vibrations des cordes vocales) \u00e9voquent une allure de d\u00e9placement plus lourde (et donc plus lente) que les non-vois\u00e9s&nbsp;(plus l\u00e9gers et vifs).&nbsp;En raison&nbsp;des&nbsp;d\u00e9placements&nbsp;constants, c\u2019est le sens des \u00e9tymons sur le secteur s\u00e9mantique \u00ab\u00a0aller\u00a0\u00bb qui&nbsp;\u00e9claire&nbsp;leurs autres sens sur les autres secteurs s\u00e9mantiques&nbsp;par,&nbsp;\u00e0 la fois,&nbsp;l\u2019interaction&nbsp;du&nbsp;phon\u00e8me&nbsp;\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb(de double sens)&nbsp;et&nbsp;de&nbsp;la consonne&nbsp;signifiante&nbsp;de l\u2019\u00e9tymon,&nbsp;et&nbsp;de multiples m\u00e9taphores&nbsp;logiques&nbsp;et raisonn\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les autres langues \u00e9tudi\u00e9es, apr\u00e8s analyse des lois de correspondance phon\u00e9tique avec les consonnes signifiantes \u00e9.-h., r\u00e9v\u00e8lent la m\u00eame m\u00e9thode<strong>&nbsp;<\/strong>de<strong>&nbsp;<\/strong>cr\u00e9ation lexicale : la racine triconsonantique s\u00e9mitique (inexpliqu\u00e9e) est une \u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb de trois \u00e9tymons (avec&nbsp;exceptions), et, en i.-e., &nbsp;le mod\u00e8le&nbsp;de racine&nbsp;propos\u00e9 par Benveniste en 1935&nbsp;(Consonne-Voyelle-Consonne&nbsp;:&nbsp;CVC) assemble deux \u00e9tymons \u00ab\u00a0C3\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a03C\u00a0\u00bb (avec affixes ou \u00e9largissements). Dans la \u00ab\u00a0racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne\u00a0\u00bb ainsi mise en \u00e9vidence, le phon\u00e8me \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb se transpose quasiment comme la voyelle qu&rsquo;il porte : voyelle longue ou br\u00e8ve en s\u00e9mitique, mais toujours br\u00e8ve en i.-e. (exemples plus loin).&nbsp;En t\u00eate d&rsquo;\u00e9tymon,&nbsp;sa prononciation g\u00e9n\u00e8re (ou non) l&rsquo;esprit rude grec (aspiration al\u00e9atoire) ou la hamza arabe.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;occlusive glottale&nbsp;\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb&nbsp;r\u00e9pond&nbsp;aux deux fricatives glottales : vois\u00e9e \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb et non-vois\u00e9e \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb. En chamito-s\u00e9mitique et en i.-e., ces deux phon\u00e8mes sont corr\u00e9l\u00e9s avec d&rsquo;autres consonnes de l&rsquo;alphabet phon\u00e9tique (labiales, dentales-alv\u00e9olaires, palatales, v\u00e9laires\u2026), qui \u00e9voquent ainsi des allures lentes (consonnes vois\u00e9es) ou rapides (consonnes non-vois\u00e9es). Il n&rsquo;est donc pas indiff\u00e9rent d&rsquo;utiliser \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb (et les consonnes corr\u00e9l\u00e9es), car la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne garde encore, non seulement la trace de l&rsquo;assemblage des \u00e9tymons, mais aussi l&#8217;empreinte de la \u00ab\u00a0codification\u00a0\u00bb phon\u00e9tique originelle. Les \u00ab\u00a0signaux vocaux\u00a0\u00bb obligent \u00e0 reconsid\u00e9rer le postulat saussurien de l&rsquo;arbitraire du signe, qui n&rsquo;appara\u00eet juste qu&rsquo;en premi\u00e8re approximation : par la motivation phon\u00e9mique, toute consonne r\u00e9v\u00e8le une \u00ab\u00a0image phon\u00e9mique\u00a0\u00bb qui nuance et colore les signifiants form\u00e9s par les locuteurs-cr\u00e9ateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ces bases, le \u00ab\u00a0<em>Dictionnaire de la&nbsp;cr\u00e9ation&nbsp;lexicale<\/em>\u00a0\u00bb (DCL, 20<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;\u00e9dition, 2026) propose l&rsquo;origine (morphologique et s\u00e9mantique) de 111&nbsp;000 r\u00e9f\u00e9rences, toutes cr\u00e9\u00e9es par les 46 \u00e9tymons morphologiques (ou 828 s\u00e9mantiques). Il s\u2019agit de 33 000&nbsp;formes primitives, ayant g\u00e9n\u00e9r\u00e9 78&nbsp;000 termes lexicaux d\u2019une trentaine de langues, dont&nbsp;54&nbsp;000 pour six langues : 25000 pour le groupe chamito-s\u00e9mitique (\u00e9.-h., arabe, h\u00e9breu) et 29&nbsp;000 pour le groupe indo-europ\u00e9en (sanskrit, grec, latin).&nbsp;En outre, plus de&nbsp;7 000 pour le germanique, montrant l&rsquo;\u00e9volution diachronique de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne (cf.&nbsp;\u00ab\u00a0<em>Formation du lexique germanique&nbsp;(la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne en diachronie)<\/em>\u00ab\u00a0, 2017).<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sultats suivants ont \u00e9t\u00e9 obtenus en i.-e. :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>la racine peut se r\u00e9duire&nbsp;\u00e0&nbsp;un \u00e9tymon (\u00ab\u00a0C3\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a03C\u00a0\u00bb, avec affixes ou \u00e9largissements)<\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;assemblage C3-3C cr\u00e9e une \u00ab\u00a0suite 3-3\u00a0\u00bb, avec cinq cons\u00e9quences possibles : voyelle longue (fusion de deux voyelles br\u00e8ves identiques issues des deux phon\u00e8mes \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb), voyelle br\u00e8ve (abr\u00e9gement de la fusion, par facilit\u00e9), diphtongue (deux voyelles br\u00e8ves diff\u00e9rentes jointives) ou, par compensation phon\u00e9tique,&nbsp;infixe nasal&nbsp;(\u00ab\u00a0m\u00a0\u00bb,&nbsp;\u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb) pr\u00e9c\u00e9dant la consonne \u00ab\u00a0C\u00a0\u00bb du second \u00e9tymon \u00ab\u00a03C\u00a0\u00bb, ou&nbsp;g\u00e9min\u00e9e de&nbsp;cette consonne (cf. exemples)<\/li>\n\n\n\n<li>cet assemblage C3-3C, qui&nbsp;justifie&nbsp;le Th\u00e8me I&nbsp;(CVC)&nbsp;du&nbsp;mod\u00e8le de&nbsp;racine Benveniste, alterne&nbsp;avec C3-C3 : inversion du second \u00e9tymon,&nbsp;pouvant \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par un troisi\u00e8me \u00e9tymon \u00ab\u00a03C\u00a0\u00bb&nbsp;d&rsquo; \u00ab\u00a0\u00e9largissement\u00a0\u00bb, expliquant alors la forme CCVC&nbsp;du&nbsp;Th\u00e8me II du&nbsp;mod\u00e8le&nbsp;de racine&nbsp;Benveniste&nbsp;(r\u00e9sultant de C3-C3-3C, avec&nbsp;nouvelle&nbsp;\u00ab\u00a0suite 3-3\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>toute voyelle br\u00e8ve initiale r\u00e9v\u00e8le \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb initial (ou semi-consonne \u00ab\u00a0j\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb d&rsquo;un \u00e9tymon \u00ab\u00a0j3\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0w3\u00a0\u00bb pr\u00e9fix\u00e9), et \u00ab\u00a0<strong>a<\/strong>\u00a0\u00bb long initial un \u00ab\u00a0\u2018ayin\u00a0\u00bb de type chamito-s\u00e9mitique<\/li>\n\n\n\n<li>toutes les d\u00e9sinences grammaticales sont cr\u00e9\u00e9es par assemblage d&rsquo;\u00e9tymons signifiants (jouant le r\u00f4le de \u00ab\u00a0marqueurs&nbsp;d\u00e9sinentiels\u00a0\u00bb), ce qui remplace la \u00ab\u00a0th\u00e9orie des laryngales\u00a0\u00bb, imagin\u00e9e&nbsp;(\u00e0 la suite des&nbsp;\u00ab\u00a0coefficients sonantiques\u00a0\u00bb&nbsp;de Saussure)&nbsp;pour rendre compte d&rsquo;alternances vocaliques de qualit\u00e9 et de quantit\u00e9 entre radical et d\u00e9sinence,&nbsp;mais&nbsp;imputables, en fait, \u00e0 des suites 3-3 (\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb radical et \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb d\u00e9sinentiel) (cf. \u00ab\u00a0<em>D\u00e9sinences grammaticales&nbsp;&#8211;&nbsp;Th\u00e9orie des laryngales et th\u00e9orie de la racine<\/em>\u00ab\u00a0, 2013,&nbsp;ainsi que&nbsp;d\u00e9clinaisons et conjugaisons en grec et en latin,&nbsp;pr\u00e9sent\u00e9es par le DCL&nbsp;actualis\u00e9),<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>en s\u00e9mitique :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>la racine triconsonantique (trilit\u00e8re) est une \u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb de trois \u00e9tymons (deux si le phon\u00e8me \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb est l&rsquo;une des trois consonnes) avec des exceptions de un ou deux \u00e9tymons<\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;inversion des \u00e9tymons est fr\u00e9quente au sein du radical formant les termes lexicaux<\/li>\n\n\n\n<li>la hamza interne au radical arabe r\u00e9v\u00e8le le \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb initial d&rsquo;un \u00e9tymon encha\u00een\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>le soukoun arabe sur consonne, ou le schwa silencieux h\u00e9breu, marquent l&rsquo;amu\u00efssement d&rsquo;un \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb radical,&nbsp;tout comme dans le Th\u00e8me II du&nbsp;mod\u00e8le de&nbsp;racine i.-e. Benveniste, pour l&rsquo;\u00e9tymon de t\u00eate \u00ab\u00a0C3\u00a0\u00bb dont la voyelle issue de \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb s&rsquo;amu\u00eft totalement&nbsp;(cf. exemples),<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>et dans les deux groupes de langues, qui font appara\u00eetre ensemble (comme en \u00e9.-h.) :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>la facult\u00e9 d&rsquo;inversion des \u00e9tymons, et d&rsquo;interversion des radicaux, avec le m\u00eame sens<\/li>\n\n\n\n<li>la pr\u00e9fixation du radical par les \u00e9tymons intensatifs \u00ab\u00a0j3\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0w3\u00a0\u00bb (ou leur infixation \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur) (l&rsquo;analyse traditionnelle consid\u00e8re des \u00ab\u00a0proth\u00e8ses\u00a0\u00bb inexpliqu\u00e9es)<\/li>\n\n\n\n<li>le m\u00eame pr\u00e9fixe causatif (\u00e9tymon \u00ab\u00a0s3\u00a0\u00bb, cf. \u00ab\u00a0<em>Pr\u00e9fixation en \u00ab\u00a0s-\u00a0\u00bb de la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne<\/em>\u00ab\u00a0, 2015) (l&rsquo;analyse traditionnelle consid\u00e8re \u00ab\u00a0s- mobile\u00a0\u00bb inexpliqu\u00e9).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1 &#8211;&nbsp;Exemples&nbsp;sur le secteur s\u00e9mantique \u00ab\u00a0d\u00e9truire\u00a0\u00bb&nbsp;(o\u00f9 \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb signifie \u00ab\u00a0\u00f4ter, d\u00e9chirer\u00a0\u00bb),&nbsp;avec&nbsp;le radical&nbsp;\u00ab\u00a0k3-3r\u00a0\u00bb&nbsp;:&nbsp;l\u2019\u00e9.-h.&nbsp;&#8211; krty = \u00ab\u00a0cornes\u00a0\u00bb&nbsp;(d\u00e9chirer)&nbsp;(&lt;*k3-3r, suff.&nbsp;\u00ab\u00a0-ty\u00a0\u00bb)&nbsp;a&nbsp;un contenu s\u00e9mantique connexe&nbsp;\u00e0&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03b5\u03b9\u03c1\u03c9&nbsp;= \u00ab\u00a0couper\u00a0\u00bb&nbsp;(&lt;*k3-3r, *\u03ba\u03b5-\u03b9\u03c1-\u03c9, suite 3-3 en diphtongue&nbsp;: Th\u00e8me I CVC)<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03bf\u03c5\u03c1\u03b1 = \u00ab\u00a0action de couper\u00a0\u00bb (&lt;id *\u03ba\u03bf-\u03c5\u03c1-\u03b1); avec \u00e9tymon&nbsp;\u00ab\u00a03t\u00a0\u00bb marqueur d\u00e9sinentiel<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03b1\u03c1\u03c4\u03bfs =&nbsp;\u00ab\u00a0coup\u00e9\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3t, *\u03ba\u03b1-\u03b1\u03c1-(\u03b5)\u03c4-\u03bfs, abr\u00e9gement, schwa &gt; Lat. curtus)<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03b5\u03c1\u03b1s&nbsp;= \u00ab\u00a0corne\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3, *\u03ba\u03b5-\u03b5\u03c1-\u03b1-\u03b1s) (Lat. cornu&nbsp;, id &lt;*k3-3r-3n, *co-or-(e)n)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. cerno&nbsp;= \u00ab\u00a0trancher\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r, *ce-er-no, Th\u00e8me I CVC, suite 3-3 en \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb&nbsp;&nbsp;bref = V)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. certus = \u00ab\u00a0d\u00e9cid\u00e9\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3t, *ce-er-(e)t-us, \u00e9tymon \u00ab\u00a03t\u00a0\u00bb marqueur d\u00e9sinentiel)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. cretus = \u00ab\u00a0cribl\u00e9\u00a0\u00bb (&lt;*k3-r3-3t, *c(e)-re-et-us, schwa, suite 3-3 en \u00ab\u00a0<strong>e<\/strong>\u00a0\u00bb long&nbsp;: CCVC)<\/li>\n\n\n\n<li>Skr. krath = \u00ab\u00a0frapper\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0blesser\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0tuer\u00a0\u00bb (&lt;id, *k(e)-ra-ath, abr\u00e9g. &gt; Skr. \u00e7rath = \u00ab\u00a0tuer\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>Ar. kr3 (kara) = \u00ab\u00a0creuser\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3 &gt; Ar. krw (karw) = \u00ab\u00a0creusement\u00a0\u00bb&nbsp;: \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. kwrH (kor\u00ea) = \u00ab\u00a0mineur\u00a0\u00bb (&lt;*ko-or-\u00ea, suite 3-3 en \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb, suff. \u00ab\u00a0-H\u00a0\u00bb)(krH = \u00ab\u00a0creuser\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. krjH (kriy\u00e2) = \u00ab\u00a0fouille\u00a0\u00bb (&lt;*k3-r3-3, *k(e)-ri-y-\u00e2, schwa, suite 3-3 en \u00ab\u00a0j\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0-H\u00a0\u00bb)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>(\u00e9.-h. &#8211; 3kr = \u00ab\u00a0Aker\u00a0\u00bb dieu \u00e9voquant les profondeurs de la terre (&lt;*3k-3r: enfoncer) li\u00e9 \u00e0\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>H\u00e9b. 3kr (ik\u00e2r) = \u00ab\u00a0laboureur\u00a0\u00bb &lt;*3k-3r &gt; Ar. 3kr = \u00ab\u00a0cultiver, labourer\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03b1\u03ba\u03c1\u03bfs = \u00ab\u00a0pointu\u00a0\u00bb &lt;id, *\u03b1\u03ba-(\u03b5)\u03c1-\u03bfs, schwa &gt; Gr.&nbsp;\u03bf\u03ba\u03c1\u03b9s = \u00ab\u00a0pointe\u00a0\u00bb, Skr. a\u00e7ri).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Sur ce secteur&nbsp;s\u00e9mantique \u00ab\u00a0d\u00e9truire\u00a0\u00bb,&nbsp;le&nbsp;sens du&nbsp;radical&nbsp;\u00ab\u00a0k3-3r\u00a0\u00bb&nbsp;est&nbsp;connexe \u00e0&nbsp;celui des&nbsp;autres radicaux&nbsp;\u00e9.-h.&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8211; xrw = \u00ab\u00a0ennemi\u00a0\u00bb&nbsp;(car&nbsp;abattre)&nbsp;(&lt;*x3-3r, suff.&nbsp;\u00ab\u00a0-w\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>&#8211; pr.t = signe U13 &#8211; xrw \u00ab\u00a0charrue\u00a0\u00bb (car&nbsp;fendre) (&lt;*p3-3r, suff. \u00ab\u00a0-t\u00a0\u00bb),<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>car les consonnes non-vois\u00e9es&nbsp;\u00ab\u00a0k\u00a0\u00bb&nbsp;(occlusive v\u00e9laire),&nbsp;\u00ab\u00a0x\u00a0\u00bb (fricative v\u00e9laire) et&nbsp;\u00ab\u00a0p\u00a0\u00bb&nbsp;(occlusive bilabiale) ont un sens proche, que l\u2019\u00e9tude montre voisin&nbsp;de&nbsp;celui de&nbsp;\u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb (fricative pharyngale non-vois\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>2 &#8211; Exemples&nbsp;sur le secteur s\u00e9mantique \u00ab\u00a0lier\u00a0\u00bb&nbsp;(o\u00f9 \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb a son autre sens \u00ab\u00a0tenir\u00a0\u00bb),&nbsp;avec le&nbsp;m\u00eame&nbsp;radical&nbsp;morphologique&nbsp;\u00ab\u00a0k3-3r\u00a0\u00bb&nbsp;homophone&nbsp;: l\u2019\u00e9.-h.&nbsp;&#8211; krty&nbsp;= \u00ab\u00a0cordons, lacets\u00a0\u00bb (attacher) (&lt;autre *k3-3r, suff.&nbsp;\u00ab\u00a0-ty\u00a0\u00bb)&nbsp;a&nbsp;un contenu s\u00e9mantique connexe \u00e0 :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03b1\u03b9\u03c1\u03bfs = \u00ab\u00a0corde\u00a0\u00bb&nbsp;(&lt;*k3-3r, *\u03ba\u03b1-\u03b9\u03c1-\u03bfs, suite 3-3 en diphtongue&nbsp;: Th\u00e8me I CVC)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. cirrus = \u00ab\u00a0boucle de cheveux\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r, *ci-ir-us&nbsp;: g\u00e9min\u00e9e due \u00e0 la suite 3-3)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. curvus = \u00ab\u00a0courbe\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3, *cu-ur-u-us, abr\u00e9gement)<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03c5\u03c1\u03c4\u03bfs = \u00ab\u00a0courb\u00e9\u00a0\u00bb&nbsp;(&lt;*k3-3r-3t, *\u03ba\u03c5-\u03c5\u03c1-(\u03b5)\u03c4-\u03bfs, abr\u00e9gement, \u00e9tymon \u00ab\u00a03t\u00a0\u00bb, schwa)<\/li>\n\n\n\n<li>Lat. cratis = \u00ab\u00a0treillis\u00a0\u00bb (&lt;*k3-r3-3t, *c(e)-ra-at-is, schwa, suite 3-3 en \u00ab\u00a0<strong>a<\/strong>\u00a0\u00bb long :&nbsp;CCVC)<\/li>\n\n\n\n<li>Skr. \u00e7rath = \u00ab\u00a0lier\u00a0\u00bb (&lt;*\u00e7(e)-ra-ath, abr\u00e9g.&nbsp;&gt; Skr. \u00e7ranth = id&nbsp;: infixe nasal par suite 3-3)<\/li>\n\n\n\n<li>Ar. 3krt (akrat) = \u00ab\u00a0boucl\u00e9, emm\u00eal\u00e9\u00a0\u00bb (&lt;*3k-3r-3t, inversions, *ak-(a)r-at, soukoun)<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. kwrk (kor\u00eax) = \u00ab\u00a0relieur\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3k, *ko-or-\u00eax, suite 3-3 en \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb) (krk = \u00ab\u00a0relier\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. krwk (karo\u00fbx) = \u00ab\u00a0reli\u00e9\u00a0\u00bb (&lt;*k3-3r-3k, *ka-ar-o\u00fbx, \u00ab\u00a03\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0w\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. krjkH (krix\u00e2) = \u00ab\u00a0reliure\u00a0\u00bb(&lt;*k3-r3-3k, *k(e)-ri-ix-\u00e2, schwa, suite 3-3 en \u00ab\u00a0j\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0-H\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>Gr.&nbsp;\u03ba\u03c1\u03b9\u03ba\u03bfs = \u00ab\u00a0anneau\u00a0\u00bb&nbsp;&nbsp;(&lt;id, *\u03ba(\u03b5)-\u03c1\u03b9-\u03b9\u03ba-\u03bfs) (Gr.&nbsp;\u03ba\u03b9\u03c1\u03ba\u03bfs, Lat. circus&nbsp;= id &lt;*k3-3r-3k)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>(\u00e9.-h. &#8211; krty , &#8211; k3rty = \u00ab\u00a0jardinier\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0-ty\u00a0\u00bb) (&lt;*k3-3r &lt;*h3-3r: jardin boucl\u00e9, entour\u00e9) li\u00e9 \u00e0\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Lat. hortus = \u00ab\u00a0enclos\u00a0\u00bb puis \u00ab\u00a0jardin\u00a0\u00bb &lt;*h3-3r-3t&nbsp;&gt; Gr.&nbsp;\u03c7\u03bf\u03c1\u03c4\u03bfs&nbsp;= \u00ab\u00a0enceinte, cour\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9b. krm (k\u00ear\u00e9m) = \u00ab\u00a0vignoble\u00a0\u00bb &lt;*k3-3r-3m &gt; Ar. krm = \u00ab\u00a0vigne, vignoble\u00a0\u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Sur ce secteur&nbsp;s\u00e9mantique \u00ab\u00a0lier\u00a0\u00bb, le&nbsp;sens du&nbsp;radical&nbsp;\u00ab\u00a0k3-3r\u00a0\u00bb,&nbsp;homophone&nbsp;du pr\u00e9c\u00e9dent,&nbsp;est&nbsp;connexe \u00e0 celui des autres radicaux \u00e9.-h.&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8211; xr = \u00ab\u00a0avec\u00a0\u00bb (car&nbsp;joindre) (&lt;autre *x3-3r, homophone)<\/li>\n\n\n\n<li>&#8211; pry = \u00ab\u00a0lien, ruban, bandeau\u00a0\u00bb (car&nbsp;lier) (&lt;autre&nbsp;*p3-3r,&nbsp;homophone,&nbsp;suff.&nbsp;\u00ab\u00a0-y\u00a0\u00bb)<\/li>\n\n\n\n<li>&#8211; h3r.t = \u00ab\u00a0harde, troupeau\u00a0\u00bb (car&nbsp;assembler) (&lt;*h3-3r,&nbsp;\u00ab\u00a03\u00a0\u00bb&nbsp;explicite,&nbsp;suff. \u00ab\u00a0-t\u00a0\u00bb),<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>car&nbsp;les consonnes non-vois\u00e9es&nbsp;\u00ab\u00a0k\u00a0\u00bb,&nbsp;\u00ab\u00a0x\u00a0\u00bb&nbsp;et&nbsp;\u00ab\u00a0p\u00a0\u00bb&nbsp;ont un sens proche,&nbsp;s\u2019av\u00e9rant&nbsp;voisin de celui&nbsp;de&nbsp;\u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb&nbsp;non-vois\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cycle de base 5 du mythe du nom des nombres justifie d\u2019autres encha\u00eenements, tels que :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>1&nbsp;&#8211;&nbsp;la succession des mois des calendriers antiques, ainsi dans le&nbsp;calendrier romain&nbsp;de Numa&nbsp;: 1er&nbsp;mois Martius (Mars&nbsp;dieu de la guerre),&nbsp;\u00e9voquant le d\u00e9chirement&nbsp;du rang 1 (s\u00e8ve&nbsp;disparue ou faible), 2\u00e8me&nbsp;Aprilis (d\u00e9esse jeune Aphrodite, Etr. Apru, rang 2&nbsp;: s\u00e8ve jaillissante), 4\u00e8meJunius (d\u00e9esse-m\u00e8re Junon, rang 4&nbsp;: naissance-croissance des fruits,&nbsp;cf.&nbsp;l&rsquo;accouchement du 4\u00e8me&nbsp;\u00e9pisode de la peinture rupestre du Tassili), 9\u00e8me&nbsp;November&nbsp;(rang 4&nbsp;:&nbsp;Lat. novus = \u00ab\u00a0qui vient de na\u00eetre\u00a0\u00bb), 10\u00e8me&nbsp;December&nbsp;(rang&nbsp;5&nbsp;: Gr.&nbsp;\u03b4\u03b5\u03ba\u03bf\u03bc\u03b1\u03b9&nbsp;=&nbsp;\u00ab\u00a0recevoir\u00a0\u00bb, ici&nbsp;les&nbsp;fruits,&nbsp;cueillette-rapt), 11\u00e8me&nbsp;Januarius&nbsp;(rang 1&nbsp;:&nbsp;Lat. janus = \u00ab\u00a0passage, entr\u00e9e\u00a0\u00bb, d\u00e9but de cycle), 12\u00e8me&nbsp;Februarius (rang 2&nbsp;: Lat. februo&nbsp;= \u00ab\u00a0purifier\u00a0\u00bb, cf. Art\u00e9mis h\u03b1\u03b3\u03bd\u03b7&nbsp;=&nbsp;\u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb, autre \u00e9vocation de la s\u00e8ve jaillissante, comme&nbsp;Aphrodite, Pers\u00e9phone).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>2\u00a0&#8211;\u00a0l\u2019encha\u00eenement\u00a0des rites des Myst\u00e8res d&rsquo;Eleusis,\u00a0honorant\u00a0Pers\u00e9phone\u00a0(rang 1\u00a0: s\u00e9jour\u00a0aux Enfers,\u00a0et\u00a0rang\u00a02\u00a0:\u00a0s\u00e8ve jaillissante),\u00a0Iakchos-Dionysos\u00a0(rang 3\u00a0:\u00a0copulation)\u00a0et D\u00e9m\u00e9ter (rang 4\u00a0: m\u00e8re\u00a0de Pers\u00e9phone, et rang 5\u00a0: cueillette des fruits,\u00a0puis\u00a0moisson).\u00a0Ainsi le je\u00fbne initial des mystes \u00e9voque le rang 1 (s\u00e8ve manquante), leur absorption du breuvage\u00a0\u03ba\u03c5\u03ba\u03b5\u03c9\u03bd\u00a0le rang 2 (s\u00e8ve abreuvante), l&rsquo;union sexuelle r\u00e9elle ou simul\u00e9e le rang 3 (m\u00e9taphore de la f\u00e9condation des fruits, cf. copulation du 3<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0\u00e9pisode de la peinture du Tassili, ou lien entre la 3<sup>\u00e8me<\/sup> lettre\u00a0\u03b3\u03b1\u03bc\u03bc\u03b1\u00a0et Gr.\u00a0\u03b3\u03b1\u03bc\u03b5\u03c9\u00a0= \u00ab\u00a0faire l&rsquo;amour\u00a0\u00bb, d&rsquo;\u00e9tymologie inconnue), le remplissage des vases\u00a0\u03c0\u03bb\u03b7\u03bc\u03bf\u03c7\u03bf\u03b1\u03b9\u00a0le rang 4 (Gr.\u00a0\u03c0\u03bb\u03b7\u03bc\u03b1\u00a0= \u00ab\u00a0f\u00e9condation de femelle\u00a0\u00bb),\u00a0et\u00a0enfin\u00a0l&rsquo;\u00e9pi de bl\u00e9 moissonn\u00e9 \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9poptie, le rang 5 (ex-cueillette).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>3 &#8211; l&rsquo; \u00ab\u00a0ordre levantin\u00a0\u00bb (inexpliqu\u00e9), r\u00e9p\u00e9tant cinq cycles de base 5 (dernier incomplet), des 22 signes ph\u00e9niciens de trois caract\u00e9ristiques : nom (radical compris par ses \u00e9tymons), forme (hi\u00e9roglyphe signifiant, souvent pivot\u00e9 ou retourn\u00e9), et position (chacun \u00e9voque un rang). Ainsi, le hi\u00e9roglyphe <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/01.png\" alt=\"signe\"> \u00ab\u00a0sein\u00a0\u00bb (m\u00e9taphore du rang 4) explique \u00e0 la fois le 4<sup>\u00e8me<\/sup> signe <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/02.png\" alt=\"signe\"> (pivot\u00e9, devenu <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/03.png\" alt=\"signe\"> ou <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/04.png\" alt=\"signe\"> \u00e9trusques, <strong>D<\/strong> latin), le 19<sup>\u00e8me <\/sup>(de rang 4) <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/05.png\" alt=\"signe\"> (arrondi, <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/06.png\" alt=\"signe\"> ou <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/07.png\" alt=\"signe\"> \u00e9trusques, <strong>Q<\/strong> latin) et le 4<sup>\u00e8me<\/sup> signe nord-arabique <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/08.png\" alt=\"signe\"> (t\u00e9ton au centre). Le 19<sup>\u00e8me<\/sup> signe palmyr\u00e9nien <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/09.png\" alt=\"signe\"> figure le hi\u00e9roglyphe <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/10.png\" alt=\"signe\"> \u00ab\u00a0pis\u00a0\u00bb (cf. \u00ab\u00a0<em>Construction de l&rsquo;alphabet ph\u00e9nicien et de ses d\u00e9riv\u00e9s (racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne<\/em>)\u00a0\u00bb 2018) <\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>4 &#8211; la s\u00e9rie des noms des cinq \u00ab\u00a0\u00e9toiles mobiles\u00a0\u00bb (plan\u00e8tes connues dans l&rsquo;Antiquit\u00e9), dont l&rsquo;origine est traditionnellement consid\u00e9r\u00e9e comme le calque s\u00e9mantique grec de divinit\u00e9s babyloniennes de fonctions similaires.&nbsp;Mais&nbsp;la racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne&nbsp;permet l\u2019analyse de&nbsp;ces&nbsp;noms&nbsp;et de leurs \u00e9pith\u00e8tes, non seulement en&nbsp;grec et en latin&nbsp;(\u00e9tude des th\u00e9onymes), mais aussi en \u00e9.-h.&nbsp;et en sanskrit (12 et&nbsp;72 d\u00e9nominations).<\/li>\n\n\n\n<li>Dans toutes ces langues, les cinq\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9toiles\u00a0\u00bb\u00a0sont nomm\u00e9es (avec \u00e9pith\u00e8tes)\u00a0par r\u00e9f\u00e9rence au cycle de base 5,\u00a0qui \u00e9tablit\u00a0leur classement en fonction de leur vitesse de d\u00e9placement apparente : de la plus rapide (Herm\u00e8s-Mercure, rang 1\u00a0: messagers des dieux) \u00e0 la plus lente (Cronos-Saturne, rang 5\u00a0: leur faucille), en passant par Aphrodite-V\u00e9nus (rang 2), Ar\u00e8s-Mars (rang 3,\u00a0connexe au rang 1) et Zeus-Jupiter (rang 4\u00a0: g\u00e9niteurs) (cf. \u00ab\u00a0<em>Origines du nom des cinq plan\u00e8tes dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 : mythe du nom des nombres<\/em>\u00ab\u00a0, 2022).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>5 &#8211; les 12 Signes du Zodiaque, cr\u00e9\u00e9s en Inde pour suivre le parcours apparent de la Lune et du Soleil (\u00e9cliptique). Associ\u00e9s aux 12 mois lunaires\u00a0(s\u2019encha\u00eenant selon le cycle de base 5), ils regroupent\u00a028 \u00ab\u00a0ast\u00e9rismes lunaires\u00a0\u00bb (r\u00e9duits\u00a0plus tard\u00a0\u00e0\u00a027\u00a0pour la num\u00e9ration\u00a0sexag\u00e9simale),\u00a0\u00e9toiles divisant l&rsquo;\u00e9cliptique en 4 quarts de 7 ast\u00e9rismes,\u00a0et\u00a0dont\u00a0l\u2019ordre et\u00a0les\u00a0noms\u00a0sanskrits\u00a0(avec\u00a048 \u00e9pith\u00e8tes) s&rsquo;expliquent\u00a0par le\u00a0mythe\u00a0du\u00a0nom\u00a0des nombres.<\/li>\n\n\n\n<li>Le syst\u00e8me\u00a0situait,\u00a0\u00e0 la fois,\u00a0la\u00a0Lune\u00a0lors\u00a0des\u00a04\u00a0quartiers\u00a0d\u2019une lunaison (env.\u00a029,5\u00a0jours,\u00a0d\u2019o\u00f9\u00a028 ast\u00e9rismes),\u00a0et\u00a0le Soleil\u00a0pendant l\u2019ann\u00e9e\u00a0(d\u2019env.\u00a012\u00a0lunaisons,\u00a0d\u2019o\u00f9\u00a0les\u00a012 Signes\u00a0du Zodiaque).\u00a0La pr\u00e9cession des \u00e9quinoxes (d\u00e9rive zodiacale des \u00e9quinoxes, selon un\u00a0cycle d\u2019environ 25 800 ans) permet, par\u00a0les\u00a0\u00e9carts constat\u00e9s sur l\u2019organisation\u00a0originelle, de\u00a0dater le\u00a0syst\u00e8me\u00a0vers -2067,\u00a0lorsque\u00a0l\u2019\u00e9quinoxe de printemps\u00a0\u00e9tait\u00a0dans les Pl\u00e9iades (cf.\u00a0\u00ab\u00a0<em>Origine du Zodiaque (mythe du nom des nombres, calendrier indien)<\/em>\u00ab\u00a0, 2023).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>6 &#8211; les d\u00e9cans \u00e9gyptiens&nbsp;dont,&nbsp;en apparence,&nbsp;Sirius et Orion,&nbsp;\u00e9toiles&nbsp;tr\u00e8s brillantes mais non sur l\u2019\u00e9cliptique&nbsp;: un \u00ab\u00a0anneau d\u00e9canal\u00a0\u00bb a donc \u00e9t\u00e9 parfois imagin\u00e9 sous l\u2019\u00e9cliptique. Mais le cycle de base 5 distingue&nbsp;36 \u00ab\u00a0d\u00e9cans r\u00e9guliers\u00a0\u00bb (avec&nbsp;31 \u00e9pith\u00e8tes, soit 67&nbsp;noms),&nbsp;synchronis\u00e9s avec les&nbsp;28 ast\u00e9rismes lunaires indiens&nbsp;(et&nbsp;donc&nbsp;situ\u00e9s sur l\u2019\u00e9cliptique,&nbsp;alors&nbsp;divis\u00e9&nbsp;en 4 quarts de 9 d\u00e9cans),&nbsp;et&nbsp;12 \u00ab\u00a0d\u00e9cans sp\u00e9ciaux\u00a0\u00bb (auxiliaires, avec 27&nbsp;noms).<\/li>\n\n\n\n<li>En fait, Sirius et\u00a0\u03b2\u00a0Orion surpassaient des\u00a0d\u00e9cans de moindre \u00e9clat, \u00e9clips\u00e9s \u00e0 leur lever h\u00e9liaque simultan\u00e9 (vers -2067\u00a0:\u00a0\u00e9quinoxe de printemps dans les Pl\u00e9iades). Le syst\u00e8me atteste deux calendriers (de 12 mois, r\u00e9gis par le mythe), que la pr\u00e9cession des \u00e9quinoxes (25 800 \/ 36 = 717 ans\u00a0\/\u00a0d\u00e9can) permet de dater\u00a0: le premier de 4\u00a0saisons (-IV<sup>\u00e8me<\/sup> mill\u00e9naire),\u00a0le second de 3 saisons\u00a0(vers -2784\u00a0:\u00a0\u00e9quinoxe de printemps dans les Hyades) (cf. \u00ab\u00a0<em>Les d\u00e9cans \u00e9gyptiens (mythe du nom des nombres, calendrier \u00e9gyptien)<\/em>\u00ab\u00a0, 2024).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>7 &#8211; les calendriers d\u2019Ath\u00e8nes, Milet et D\u00e9los\u00a0qui, ensemble,\u00a0montrent\u00a022\u00a0noms de\u00a0mois\u00a0(chaque cit\u00e9 grecque ayant son propre calendrier).\u00a0Les 12 mois de\u00a0chaque calendrier\u00a0sont\u00a0r\u00e9gis\u00a0par le mythe, et, m\u00eame si leur encha\u00eenement initial\u00a0reste\u00a0perdu\u00a0pour des causes s\u00e9par\u00e9es non datables,\u00a0ils\u00a0reproduisent\u00a0trois cycles de base 5 (3<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0incomplet)\u00a0:\u00a0d\u2019o\u00f9\u00a0trois\u00a0mois de rang 1,\u00a0trois de rang 2, deux de rang 3, deux de rang 4 et deux de rang 5.<\/li>\n\n\n\n<li>Le\u00a0nom d\u2019un\u00a0mois\u00a0reprend\u00a0parfois celui d\u2019une\u00a0divinit\u00e9 (ou\u00a0\u00e9pith\u00e8te,\u00a0ou\u00a0f\u00eate religieuse\u00a0la\u00a0concernant), ce qui\u00a0permet\u00a0de\u00a0retrouver\u00a0ses attributions primitives\u00a0: en effet,\u00a0le rang\u00a0initialement\u00a0attribu\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0chacun des 12 mois\u00a0est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur, car\u00a0le nom\u00a0choisi pour\u00a0ce\u00a0mois devait\u00a0\u00e9voquer\u00a0l\u2019un des 5 \u00e9pisodes du mythe, ce qui rend ainsi possible d\u2019expliquer l\u2019origine et la signification\u00a0des th\u00e9onymes, gr\u00e2ce aux \u00e9tymons constitutifs de leur radical\u00a0(cf.\u00a0\u00ab\u00a0Les calendriers d\u2019Ath\u00e8nes, Milet et D\u00e9los\u00a0(mythe du nom des nombres)\u00a0\u00bb, 2025).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><\/li>\n\n\n\n<li>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>8 &#8211; l\u2019extension de&nbsp;l\u2019\u00e9tude&nbsp;pr\u00e9c\u00e9dente (22 noms de mois) \u00e0&nbsp;la construction de&nbsp;douze autres calendriers grecs, analys\u00e9s en quatre s\u00e9ries&nbsp;: (Argos, Epidaure, Anticyth\u00e8re&nbsp;: 18&nbsp;autres&nbsp;noms de mois), (Cos, Rhodes, Laconie&nbsp;: 13 noms), (Etolie, Thessalie, B\u00e9otie&nbsp;: 23 noms), et (Cr\u00e8te, Delphes, Mac\u00e9doine&nbsp;: 25 noms). D\u2019o\u00f9, pour l\u2019ensemble des 15 calendriers, un total de 101 noms de mois, s\u2019av\u00e9rant tous choisis par r\u00e9f\u00e9rence au cycle de base 5.<\/li>\n\n\n\n<li>Les\u00a0noms\u00a0de\u00a0mois,\u00a0parfois\u00a0obscurs\u00a0ou\u00a0montrant la pr\u00e9\u00e9minence des jumeaux Apollon et Art\u00e9mis (avec leurs \u00e9pith\u00e8tes ou f\u00eates),\u00a0sont\u00a0d\u00e9cod\u00e9s\u00a0par la\u00a0racine chamito-s\u00e9mito-indo-europ\u00e9enne (qui \u00e9claire\u00a0les th\u00e9onymes\u00a0et compl\u00e8te le\u00a0mod\u00e8le de Benveniste pour les racines \u00e0 initiale ou finale vocalique). Dans les fr\u00e9quents jeux de radicaux homophones, le mythe se r\u00e9v\u00e8le un excellent fil conducteur pour l\u2019\u00e9tude des noms des\u00a0mois, coh\u00e9rents avec\u00a0leur\u00a0rang\u00a0(cf. \u00ab\u00a0<em>Les calendriers grecs antiques\u00a0(mythe du nom des nombres<\/em>)\u00a0\u00bb, 2026).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La peinture rupestre du Tassili atteste donc la grande anciennet\u00e9 du mythe, transmis sur un vaste espace, et que les locuteurs de nombreux groupements errants, de dialectes diff\u00e9rents, mais&nbsp;en relations suivies, ont d\u00fb utiliser comme&nbsp;\u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb&nbsp;de l\u2019expression du nom des nombres, dans des domaines tr\u00e8s vari\u00e9s expliquant,&nbsp;<em>in fine<\/em>, l\u2019organisation de&nbsp;tous les&nbsp;encha\u00eenements&nbsp;cit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces exemples,\u00a0et les\u00a0lois\u00a0indiqu\u00e9es\u00a0par les\u00a0111\u00a0000\u00a0r\u00e9f\u00e9rences du\u00a0Dictionnaire de la cr\u00e9ation lexicale, t\u00e9moignent des fines nuances de la motivation phon\u00e9mique originelle\u00a0: m\u00e9connues par le postulat saussurien de l\u2019arbitraire du signe, convention ne reconnaissant pas la diff\u00e9rence,\u00a0ces nuances\u00a0marquent pourtant\u00a0les 828 \u00e9tymons signifiants, g\u00e9n\u00e9rant les 111\u00a0000 r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<p>Si les langues tonales asiatiques, \u00e0 base monosyllabique, av\u00e9raient, par la modulation des tons, un autre type de diff\u00e9renciation s\u00e9mantique des \u00e9tymons,&nbsp;pouvant&nbsp;indiquer&nbsp;leur extr\u00eame anciennet\u00e9, alors, il ne serait plus impossible de progresser, peut-\u00eatre, vers l\u2019origine des langues.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9poque historique a fait conna\u00eetre le lexique de nombreuses langues. Les termes lexicaux sont innombrables, mais certains ont parfois la m\u00eame origine, sous diff\u00e9rentes formes, dans plusieurs langues.&nbsp;L&rsquo;analyse des dictionnaires \u00e9tymologiques se termine&nbsp;souvent&nbsp;par \u00ab\u00a0origine inconnue\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0onomatop\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0terme de substrat\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e9tymologie populaire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e9tymologie obscure\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0emprunt\u00a0\u00bb&#8230; Une racine reconstruite peut \u00eatre propos\u00e9e pour assurer son adaptation au &hellip; <a href=\"https:\/\/pierre.marlange.fr\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Accueil &#8211; Dictionnaire de la cr\u00e9ation lexicale<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-30","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/30","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30"}],"version-history":[{"count":67,"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/30\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":528,"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/30\/revisions\/528"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pierre.marlange.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}